il n'y a pas d'amour heureux

Rien n'est jamais acquis a l'homme ni sa force
Ni sa faiblesse, ni son coeur et quand il croit
Ouvrir ses bras , son ombre et celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur, il le broit
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n'y a pas d'amour heureux

Sa vie, elle ressemble à ses soldats sans armes
Qu'on avait habillé pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir, désoeuvrés incertain
Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes
Il n'y a pas d'amour heureux

Mon bel amour, mon cher amour, ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux là sans savoir nous regarde passer
Répétant aprés moi, ces mots que j'ai tressé
Et qui pour tes grands yeux, tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux

Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureux


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# Posté le lundi 12 septembre 2005 04:50

Modifié le vendredi 25 août 2006 13:36

ombre de moi meme

Je suis l'errant qui passe comme glisse l'ombre des nuages sur une terre balayée par les poussières d'un temps que l'on regrette infiniment. Je suis comme l'étoile isolée trépassant dans le mépris de la lune. Elle, qui luit encore et toujours plus. Je suis le rêveur qui aimerait partir, rien qu'une fois, dans ce monde où se trouve celle qui hante mes rêves à chacun de mes pas dans cette existence aussi noir qu'une terre ombragée par de sombres forêts oubliées.

Mes larmes ressemblent aux giboulées d'un printemps trop vite oublié. Lorsque le coeur pleure, nuls pansements n'erradiquent la tristesse. Bien que le paysage soit parsemé de collines ; protégées par ce ciel bleu azur, là où le soleil règne en maître absolu. Mon âme est camouflée par la brume emplie de cet arrière goût de peur, d'amertume et de rêves déchus.

Je suis comme ces arbres en automne qui pourrissent à force d'avoir trop sourient à cet été d'ignorance et de naïveté. Mon visage est une pluie crépitant le long de la vitre comme pour défigurer la joie qui s'y abrite.

Puis cette poésie que j'aurais aimé ne jamais cultiver . Elle est cette vieille femme laissant un dernier soupir le long d'un désert où les oasis ne sont que des chimères dans lesquels j'aime m'effondrer.



Ecrit en janvier 2005

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# Posté le lundi 12 septembre 2005 04:34

Modifié le vendredi 25 août 2006 13:32